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4 mesures insolites pour l’égalité hommes-femmes en entreprise

Des congés menstruels à la congélation d’ovules, certaines entreprises n’hésitent à "s’immiscer dans les utérus" de leurs salariées pour tenter réduire les inégalités hommes-femmes au travail. Le but est noble, les moyens d’y parvenir osés. Parfois trop osés. Voici 4 mesures insolites pour l’égalité au bureau.

Venir à bout des inégalités entre les hommes et les femmes, beaucoup d’entreprises sont prêtes à faire des efforts. Sur le papier en tout cas. En pratique, le ministère des droits des femmes a épinglé, ces deux dernières années, plus de 2 000 boîtes n’ayant pas mis en place de plan d’action pour l’égalité. Des membres du parti EELV réclament que ces mises en demeure soient dévoilées au grand jour au lieu de rester anonymes. Selon eux, une mauvaise publicité serait une bonne motivation pour que les mauvais élèves se bougent enfin. Une requête qui rappelle la volonté du premier ministre britannique David Cameron d’obliger les entreprises à rendre transparent l’écart de salaire qui existe entre leurs collaborateurs et leurs collaboratrices.

Heureusement, de plus en plus d’entreprises s’engagent concrètement, par exemple en lissant les salaires, en proposant des conciergeries ou en décidant d’interdire les réunions le soir. Parfois, elles vont même un peu trop loin. Cadremploi est allé piocher au Royaume-Uni ou aux États-Unis 4 mesures insolites. Vraies bonnes idées ou absurdités ? On vous laisse juger.

La fin de la négociation à l’embauche

Quand elle était PDG du réseau social Reddit, Ellen Pao a tenté de venir à bout des écarts de salaire en s’y attaquant à la source : l’embauche. Les études le prouvent : les femmes osent moins négocier leur rémunération. Et quand elles le font, elles sont plus souvent pénalisées. Alors, pour mettre les choses à plat, il avait été décidé de supprimer les négociations à l’embauche chez Reddit. Tous les employés allaient être traités à la même enseigne, en fonction d’une grille salariale prédéfinie. Sauf que la mesure n’a pas eu le temps d’être mise en place que la patronne féministe s’est fait mettre à la porte par sa propre communauté. Réputée pour leur franc-parler, mais aussi leur sexisme et racisme ordinaire, les internautes participant au forum s’en sont pris à la PDG jusqu’à la pousser au départ. Et c’est en partie cette mesure qui bousculait un ordre établi, qui a contribué à attiser la haine des plus machos.

Une garde-robe de maternité tous frais payés

Aux États-Unis, l’entreprise Domo a décidé d’envoyer un signal positif à ses salariées enceintes, en leur offrant des bons d’achat d’une valeur de 2 000 dollars (environ 1 770 euros), pour acheter… des vêtements de grossesse ! Une opération renouvelée à l’arrivée de chaque bébé. Futile ? Pas tant que ça. C’est une mesure forte symboliquement, puisqu’aux États-Unis comme en France*, une femme sur quatre s’est déjà sentie lésée à cause de sa maternité. Un ressenti confirmé par plusieurs études : par exemple, la professeure de sociologie américaine Michelle Budig a montré qu’une femme perd en moyenne 4 % de revenus après chaque enfant, quand un homme a plutôt tendance à être augmenté de 6 %. En tout cas, cette mesure a eu l’air de ravir les salariées. En voici une qui affiche fièrement sa nouvelle garde-robe sur Facebook.

La congélation des ovules

Certaines entreprises font carrément l’opposé, en se proposant de payer pour que leurs salariées puissent congeler leurs ovules. Cette idée a été lancée en octobre 2014 par les géants Apple et Facebook. Leur raisonnement : puisque la maternité est un frein à la carrière, autant la retarder par tous les moyens possibles, le temps de gravir les échelons. Ils déclaraient vouloir attirer les talents féminins dans l’univers trop viril qu’est la high-tech. Sauf qu’avec cette proposition insolite, ils ont envoyé des signaux contradictoires : dans ce secteur, il est tout bonnement impossible pour une femme de concilier vie professionnelle et maternité. Ça vous donne envie, vous ?

Un congé menstruel

Retour au collège, à l’époque où les règles étaient une bonne excuse pour ne pas faire gym. Retour peut-être aussi à une époque où les femmes devaient se tenir à l’écart de la société une semaine par an, car elles étaient impures. À Brighton, au Royaume-Uni c’est dans un but égalitariste que la société Coexist a décidé de donner congé aux femmes pendant cette période. Ou en tout cas, de leur en donner l’occasion, en instaurant un congé menstruel. Cette possibilité s’adresse aux personnes souffrant de douleurs menstruelles aigües, réellement handicapantes. D’ailleurs, il s’agit d’une disposition déjà répandue en Asie : les Japonaises peuvent en bénéficier depuis l’après-guerre, les Coréennes et Indonésiennes aussi. Mais en France, où la possibilité de prendre tout simplement un congé maladie est plus habituelle, l’idée n’a pas encore été émise.

Source l Cadremploi

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