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Bonheur au travail : préférez les entreprises qui agissent plutôt que celles qui mesurent

Il y a deux camps chez les afficionados du bonheur au travail : ceux qui le mesurent avant d’agir et ceux qui agissent et mesurent ensuite les résultats. Lorsque l’on cherche un nouvel employeur, mieux vaut privilégier les seconds.

on, les Français ne sont pas toujours négatifs. Au bureau, ils sont même plutôt heureux, puisque 74 % d’entre eux déclarent se sentir plutôt bien au travail, selon les derniers résultats d’une étude OpinionWay pour Nextdoor*. Mais qu’est ce qui contribue à les rendre si positifs ? En premier lieu exercer un métier qui leur plaît (90 %), se sentir compétent (90 %) ou encore avoir le sentiment de réussir (90 %). Si le calcul du bonheur est devenue monnaie courante dans les grandes entreprises, encore faut-il que les observations donnent lieu à des actions concrètes. Sur cette question, certains ont choisi leur camp. Il y a des partisans de la mesure avant l’action, et ceux qui agissent et évaluent ensuite le fruit de leur initiative. Difficile pour les chercheurs d’emploi de savoir lesquels ont raison, mais il semblerait qu’en matière de bonheur, l’action a plus à offrir que l’observation.

Mesurer, vraiment utile ?

Philippe Cuenot, directeur central ressources humaines et communication interne chez Bouygues Telecom, est un partisan des chiffres. En bon pragmatique, il a mis en place en 2000, l’Observatoire du bien-être et du stress, qui a notamment pour rôle de restituer de manière anonyme et globale l’état d’esprit des collaborateurs qui remplissent un questionnaire lors de leur visite médicale. « Nous menons également des enquêtes de satisfaction tous les deux ans et observons les critiques que font nos collaborateurs sur des sites qui évaluent les entreprises », souligne le dirigeant.

Mais les enquêtes ont leurs limites : elles peuvent être biaisées ou pointer les problèmes sans forcément les résoudre. « Quand on mesure, on préfère toujours avoir de bons résultats, ce qui peut amener les sondeurs à biaiser involontairement les questions et donc les résultats », déplore Claudia Senik, professeure d’économie à La Sorbonne. De son côté, Ofer Attali, fondateur de Popsi’iT, un cabinet de conseil en transformation digitale, estime que « dès qu’une équipe se sait observée, elle modifie son comportement ». Ce dernier privilégie une approche expérimentale du bonheur en mesurant les conséquences d’une démarche qu’il vient de mettre en œuvre dans une entreprise, plutôt que d’en observer les besoins.

Tester plutôt qu’observer

D’autres abandonnent complètement l’idée de la mesure pour préférer agir concrètement en faveur du bonheur. C’est le cas de Valérie Moati, fondatrice de l’association Talents en mouvement d’Axa. Elle est de celles qui ne se soucient pas trop des chiffres et préfère tester des solutions. Depuis 2008, elle propose aux 6 000 salariés des locaux de La Défense à Paris, des « événements artistiques organisés par les collaborateurs pour les collaborateurs ». Exit les indicateurs et autres sondages : « Le bonheur au travail, je le mesure au nombre de collaborateurs impliqués, à leurs verbatim que je reçois dans ma boîte mail et aux "mots doux" qu’ils écrivent dans les livres d’or », assure la fondatrice. Défilés, concerts, street-art…Toutes les initiatives mises en place émanent des salariés et favorisent les rencontres. Augmenter le bonheur au travail, c’est aussi une question de management et de responsabilisation des collaborateurs, selon Thomas Cornet, directeur général de WittyFit une solution de mesure du bonheur au travail : « Il faut donner la confiance a priori, confier la capacité de choisir son lieu de travail et de tester des idées avec le risque d’échouer », considère-t-il. Si les critères purement professionnels (un métier qu’on aime, se sentir compétent, le sentiment qu’on réussit) conditionnent en partie le bonheur au travail, les aspects relationnels et de vie privée rentrent aussi en jeu. Pour tomber sur l’entreprise qui vous rendra heureux, il faut donc regarder vers celles qui agissent déjà dans ce sens.

*Enquête menée en ligne en mars 2016 auprès d’un échantillon de 800 actifs français, âgés de 18 ans et plus.

Source / Cadremploi / Quentin Velluet

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