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Cadre ou haut dirigeant : qui est le plus zappeur ?

2016 serait l’année de la mobilité. Or s’ils expriment ce désir, rares sont les cadres qui quittent vraiment leur boîte. Mais alors d’où vient cette tendance ? Peut-être d’un niveau hiérarchique supérieur…

En ce début 2016, tous les professionnels du recrutement semblent penser que les cadres sont des carriéristes infidèles, prêts à aller voir ailleurs à la moindre opportunité. L’étude Cadremploi de février 2016 consacrée à cette catégorie, a révélé par exemple qu’un tiers des cadres ont entamé des démarches de mobilité ces six derniers mois. Un mois plus tôt, 70 % des sondés estimaient que la durée idéale dans un poste est de 3 à 5 ans. S’ils sont désireux de mobilité, les cadres ne sont pas prêts à accepter n’importe quoi. C’est ce que soulignent Jean Pralong et Bruno Godey, chercheurs à la Neoma Business School de Rouen, dans une étude sur les attentes des candidats en matière d’offre d’emploi.

L’emploi, un produit de luxe

Selon leur conclusion, la recherche d’emploi a de grandes similitudes avec l’achat d’un bien de luxe. « Nous avons observé que lorsqu’ils lisent une offre, les candidats adoptent la même grille de lecture qu’une personne qui engage une démarche d’achat pour un produit de luxe ». On respire : les candidats se comportent certes comme des consommateurs mais réfléchissent d’avantage quand ils postulent, qu’au moment de choisir des yaourts au supermarché. Le choix du poste se base donc sur des critères certes subjectifs et émotionnels (comme pour les yaourts) mais cette fois-ci, l’enjeu concerne l’identité même du candidat. C’est que l’activité professionnelle influence ni plus ni moins ses conditions de vie sur le long terme, il est dès lors beaucoup plus impliqué que pour son yaourt et ses attentes sont toutes autres. Exit l’appât de la seule rémunération, c’est le prestige, la qualité et l’identification à l’entreprise qui motiverait son choix. Sont davantage perçues comme « luxueuses », les entreprises qui soignent leur gestion de carrière et notamment misent sur le développement et la fidélisation des salariés.

Les hauts dirigeants, les vrais coupables ?

Le désir de mobilité dépendrait-il plutôt de l’âge ? La génération Y perçue comme zappeuse et infidèle est un faux-semblant qui n’existe que dans les médias, estime Jean Pralong : « La croyance commune estime que la jeunesse est l’avant-garde du changement, mais cela n’a pas lieu d’être », remarque-t-il. Pour lui, c’est plutôt le profil qui détermine les comportements en matière de mobilité : « En réalité, les vrais hyper mobiles sont plutôt les cadres supérieurs et hauts dirigeants. Ils sont dans une logique de court terme. Ils restent trois ou quatre ans pour restructurer ou stabiliser une entreprise, puis passent à autre chose selon les aléas boursiers », observe le chercheur.

Toutefois, la crise a un peu changé cette attitude zappeuse des cadres supérieurs qui, en 2014, restent en moyenne 4,1 ans dans un poste, contre 3,6 en 2006.

Sources : Cadremploi I Quentin Velluet

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